Avis aux amateurs du plagiat, mes écrits sont protégés!
Vingt-quatre ans, c’est l’âge d’or en général. L’âge où l’on respire à plein poumons les plaisirs de l’existence, où le mot frustration n’existe pas. Mais il n’y a pas de logique dans la réalité de la vie. En ce qui me concerne, c’est à cet âge précis que ma jeunesse s’est fracturée, éparpillée comme des éclats de verre.
Aujourd’hui, tant bien que mal, je suis parvenu à recoller les morceaux mais il m’a fallu du temps. 24 ans pour moi, c’est l’histoire d’une maladie que je ne connaissais pas vraiment avant qu’elle m’accapare, que les pionniers de la santé ont du mal encore à cerner et à interpréter et dont je voudrais témoigner. Une fois que cette maladie a pris possession de votre corps, elle vous contraint à accepter l’inacceptable. Celle qui végète en moi s’appelle la sclérose en plaques (SEP). Elle constitue un interminable rébus que les chercheurs tentent toujours de déchiffrer. Perfide dans sa diversité et dans ses formes, elle crée une variété incroyable de symptômes que chaque individu vit différemment. Elle s’empare sans vergogne des commandes de votre corps comme des flibustiers vont à l’abordage d’un bateau. Attention à la galère ! Sans se lasser, elle vous rappelle que c’est elle le maître à bord, que vous êtes dépendant de ses caprices. Il ne peut en être autrement. Elle sait si bien atteindre les gouvernails de votre organisme, le cerveau et la moelle épinière, les centres majeurs des opérations. Dès lors, c’est elle qui vous dirige, tirant les ficelles à son gré comme on s’amuse d’une marionnette ou d’un pantin afin que tous les actes quotidiens et naturels deviennent des épreuves de chaque jour. Rien n’est plus comme avant. Chaque instant étant régi par son bon vouloir ! Insidieuse à l’extrême, elle vous construit comme elle le désire, s’acharnant à jalonner votre parcours de ses propres obstacles. J’ai eu tout le temps nécessaire pour l’apprendre, en pleurer, la haïr, en souffrir, la gérer.
Parmi la mosaïque de toutes mes émotions, mes longues détresses silencieuses, les doutes et les illusions, la sclérose en plaques a transmis dans mon existence ce que je nommerais des ponctuations. Son propre défilé de ponctuations qui est désordonné, variable à l’infini.
Un jour, tout s’arrête subitement, c’est le gigantesque point. Un autre jour, c’est la virgule, plus souple qui traduit la continuité.
Parfois, c’est le point d’exclamation qui signale l’effet de surprise ou le point d’interrogation qui engendre des incertitudes et des questions.
Quelquefois, ce sont les deux points pour introduire des énumérations plus ou moins agréables.
Les dialogues avec leur variété de genre s’installent par des guillemets, par moment inutiles car les gens parlent sans savoir !
Les parenthèses s’ouvrent pour normalement se refermer sur des passages à éclaircir ou révolus.
Le rôle du trait d’union est plus doux. Il permet la liaison.
Quant au point virgule, c’est le plus rare. La virgule amortissant la chute du point, le choc est moins brutal. Il permet la prolongation en évitant l’arrêt immédiat.
Enfin, ce sont ceux que j’apprécie le plus et vous comprendrez pourquoi, les points de suspension qu’on remplace à sa convenance.
Versatile, elle n’admet aucun compromis. Je vous invite à suivre l’anarchie de sa ponctuation, au milieu de tous mes sentiments, mes craintes, mes espérances et aussi mes cris de révolte.
Nous sommes un cas sur mille à partager le train de sa composition. Un cas sur mille à être soumis à son autorité, l’ensemble de notre corps, faits et gestes, dépendant de ses lubies. Aucune première place dans ses compartiments. Seulement des individus, plus ou moins victimes de sa cruauté et de l’originalité de sa ponctuation. Mais l’intendance est la même !
Dans son univers, vous découvrirez de multiples paysages aux couleurs variées. A l’extérieur : des personnes indifférentes, égoïstes, mais aussi compréhensives, les mêmes qui m’ont aidé à retrouver mon identité et à croire à nouveau en la vie. Heureusement !
Enfin, au bout de cette longue expédition, loin de se terminer pour moi et pour d’autres, où patience et ténacité sont de rigueur, vous apercevrez, j’espère, mon horizon. L’horizon de l’espoir, celui dans lequel le soleil se lève, celui dans lequel j’ai voulu esquisser ma propre ponctuation afin d’apporter mes nuances personnelles, des couleurs vives comme un ciel étoilé en pleine nuit où trois astres s’alignent pour évoquer les points de suspension.
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une poésie
: Ajouté le 21/1/2008 à 16:35
AVIS AUX AMATEURS DU PLAGIAT, mes écrits sont protégés LA BOUGIE
Vie d’or, d’argent, de bronze ou d’aucune prétention
Le mérite se reflète dans la motivation
L’aurore brosse son visage éteint
L’obscurité dissimule les peurs, les doutes, les chagrins
Vie d’or, d’argent, de bronze ou d’aucune prétention
L’obscurité se reflète dans la motivation
Je suis dans la compétition
J’allume une longue bougie
Sa flamme met en lumière les plaisirs de la vie
Trophée d’or, d’argent, de bronze ou d’aucune prétention
La vie a rassemblé ses disciples dans une même motivation
Le mérite d’exister avec ou sans trophée
Du moment que le dessein flirte avec la solidarité
Les épreuves sont loin de se terminer
Je repousse l’obscurité avec cette bougie inaltérable
Elle veille sur le bonheur d’exister
Sur les sentiments sucrés et immuables
Et sur des compétitions toutes gagnées
Du moment que l’adversité ne nous prive pas de nous aimer
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